Conférences

L’UNION EUROPÉENNE, UNE AVENTURE RÉUSSIE

Bruno BENOÎT, Professeur à l’IEP Lyon

Jeudi 23 novembre 2017 à 18 heures

Salle des Mariages, Mairie du 7ème, place Jean Macé

 

L’Europe s’est déchirée au XXème siècle et en 1945, des hommes ont compris qu’il fallait construire un monde de paix et de croissance. En 2017, la construction européenne a soixante ans, voire plus. En 1957, les pères fondateurs ont porté un projet novateur qui s’est révélé une véritable aventure qui a réussi grâce à des paris, à des élargissements et par la mise en place d’institutions communautaires.

Participation aux frais : 5 €

 

 

LES GRANDS-PARENTS, CONSERVATEURS D’AVENIR

Jean-Noël DUMONT, Philosophe  

Mardi 4 avril 2017 à 18 heures,

Salle des Mariages, Mairie du 7ème, place Jean Macé

Qu’est-ce que le temps ? Cette question apparemment bien abstraite est résolue de manière très concrète dans nos actions et dans notre rapport aux autres.

Comment la présence des grands-parents contribue-t-elle à la construction du temps dans un monde apparemment soumis à l’instant ?

Participation aux frais : 5 €

Nous vous invitons  à poursuivre la soirée autour d’un verre.

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« EVOLUTION HISTORIQUE DU DROIT DE LA FAMILLE »

Bernadette BARTHELET, Docteur d’Etat en Droit

Sabine ROBERT, Chargée d’Enseignement Universitaire

24 novembre 2016 à 18 heures  

Salle des Mariages, Mairie du 7eme, place Jean Mace

 

Au nom de la liberté, de l’égalité et du pluralisme,  le droit de la famille a été profondément transformé par des réformes successives qui ont commencé en 1964 et se continuent aujourd’hui.

La loi est vivante, elle se raconte. Nous évoquerons la genèse du droit de la famille, nous retracerons son contexte historique et sociologique. Nous expliquerons à quels problèmes de société elle répond, quels sont ses objectifs, et sa philosophie. Nous espérons ainsi vous faire partager notre passion du droit.

 

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« LES ÉVOLUTIONS DE NOTRE TEMPS(SOCIALES, ÉCONOMIQUES, TECHNIQUES, GÉOPOLITIQUES) ENTRE PEURS ET ESPOIRS, QUELLES PERSPECTIVES, QUELS ENJEUX  ? »

François BOURSIER,Economiste, Historien

Mercredi 8 juin 2016 à 18 heures

Salle des Familles, Maison Ravier, 7 rue Ravier Lyon 7ème

Nombreuses sont les transformations que doit affronter notre monde. Elles provoquent chez nous un sentiment double, une grande inquiétude et de nombreux espoirs. L’important n’est-il pas dans la capacité que nous aurons à accueillir avec bienveillance et discernement ce qui nous arrive.

Participation : 5 €

Nous vous invitons à poursuivre la soirée autour d’un verre de l’amitié.

DEVENIR GRANDS-PARENTS

Marc BABIN, Psychanalyste, Docteur en Sciences de l’Education

Mercredi 18 Novembre 2015 à 18 heures

Salle des Mariages, Mairie du 7ème, place Jean Macé

« Dites mamie, papi, à quoi vous servez ? Etes-vous des super-parents ? Etes-vous là pour nous garder quand nos parents ne sont pas là ? Etes-vous des compagnons de jeux ? Etes-vous des confidents privilégiés ? Etes-vous des donneurs de leçons ? Etes-vous malicieux ? »

Voici une série d’interrogations qui pourraient être adressées par des petits-enfants à leurs grands-parents.

L’objet de cette conférence sera de réfléchir aux enjeux et à la place des grands-parents afin qu’ils puissent consentir à devenir des interlocuteurs essentiels pour leurs petits-enfants. Par quelles conditions peuvent-ils être des alliés privilégiés pour les épauler dans leurs joies et leurs difficultés à grandir ?

Participation : 5 €

Nous vous invitons à poursuivre la soirée autour d’un verre de l’amitié.

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SYNTHÈSE DE LA CONFÉRENCE DU 28 MAI 2015

LES SECRETS : POUVOIR PARLER, SAVOIR SE TAIRE.

Elisabeth BRUYÈRE-CHANTEUR, Psychanalyste

Ce thème se prête aux réductions comme celle, la plus fréquente, de la révélation d’un secret qui guérirait.  La cause du mal étant supposée éradiquée dès lors qu’elle a été identifiée.

Approcher la complexité de la question impose d’abord de montrer la nécessité du secret, et cela dès le début de la vie.

 Quelques considération sur « parler » et « secret » dans la construction de l’identité, pour vous rendre perceptible que les choses se jouent très tôt et de manière complexe et les liens entre l’intrasubjectivité et l’intersubjectivité.

Accès au langage et absence

Parler suppose l’absence, de supporter de substituer le mot à la présence physique ; perdre la mère pour de vrai pour la retrouver autrement, symboliquement (la re-trouver par la pensée). L’accès à la parole suppose de survivre à l’absence du premier « autre «  qui prodigue les soins.

« Parler, c’est se séparer » (M. DURAS)

Jeu de présence et d’absence qui fonde notre vie psychique, notre capacité à penser, à symboliser, à entrer dans un rapport subjectif avec soi-même.

Il n’y a donc pas de construction individuelle, familiale ou groupale sans secret. On est là dans la constitution même de l’identité.

Secret et espace intime 

En cela, parler nécessite de pouvoir entrer en relation avec soi-même, être en mesure de se saisir, s’éprouver être dans l’espace intime et secret du monde interne.

C’est un long apprentissage qui nous permet d’accéder à la capacité de s’éprouver être dans son for intérieur, sans intrusion, comme à l’abri du regard des autres.

Garder un secret n’est pas «  tout dire »

Ce n’est qu’en appui sur cette construction première qu’il sera ensuite possible de partager un secret dans une relation, ce secret nouant un lien contractuel à valeur symbolique.

D’emblée, on est dans un registre différent du « tout montrer », du « tout dire », de ce qui circulerait sans limites, sans étanchéité entre l’autre et moi.

La levée du secret relève de conditions particulières sur lesquelles nous reviendrons.

La capacité des adultes à contenir les émotions est essentielle.

 Pour s’éprouver, se sentir, savoir reconnaître et identifier, nommer ses émotions, encore faut-il qu’elles ne fassent pas effraction, qu’elles ne plongent pas les personnes dans un état d’agitation.

Ceci nous conduit à envisager ici ce qu’est un  état traumatique. C’est justement un état où ce qui est vécu est tellement violent que le sujet ne peut le contenir. Le débordement ainsi créé faisant voler en éclat la capacité de penser, de se représenter ce qui se passe.

C’est important car ce que nous appelons « secrets de famille » est souvent imaginé du côté du scandale, du sexuel, du meurtrier… mais c’est essentiellement la nature traumatique de l’événement qui est à considérer.

Trauma individuel ou groupal comme dans les problématiques génocidaires.

DÉFINITION du SECRET de FAMILLE :

Quelque chose de su est l’objet d’un savoir commun non partagé avec les autres  du groupe.

Il est même interdit de savoir, interdit de penser qu’il y a quelque chose de caché entrainant de la douleur, interdit de communiquer.

Ce n’est donc pas tant l’événement qui compte mais  la manière dont il a été vécu, dont il s’est transmis, des efforts effectués pour le protéger.

Cependant, ce savoir commun impartageable est générateur d’effets, de conflits sur plusieurs générations.

Les MODES de TRANSMISSION du SECRET

Serge Tisseron à qui nous devons beaucoup dans la réflexion à ce sujet parle de suintements du secret.

Ce sont les manifestations de la blessure, les symptômes (à entendre comme des signes à déchiffrer pas seulement comme une manifestation pathologique) qui se transmet par  des allusions, des réactions corporelles, des émotions disproportionnées, un blanc, un silence…, des indices énigmatiques qui seront mal interprétés.

Le suintement qui retient mon attention est le brouillage de la temporalité. L’actuel et le passé se confondent : on évite une fête, on pleure au mauvais moment…

Il faut d’abord dire que l’enfant est un interprète, un observateur, un théoricien du monde et qu’il perçoit bien au-delà de ce qui est conscient.

(Tendance à la culpabilité)

Par contre, c’est souvent en lien avec la question des origines ce qui ne veut pas dire forcément relatif au rapport sexuel, même si par exemple, la bâtardise en a souvent été un avec la honte.

Les mécanismes défensifs privilégiés sont le clivage, le déni.

La métaphore de la déchirure est éclairante, qui s’articule à la pensée de trahir forcément. Pour échapper au pire, il s’agira d’opérer l’oubli, le refoulement. Une partie sait, l’autre ignore. Clivage défensif donc.

Autres ricochets : les effets intergénérationnels et transgénérationnels.

Ce qui n’a pas été parlé, aura tendance à revenir dans la descendance.

Les troubles de l’apprentissage 

Interdit de penser qui envahit l’espace du savoir, compromet la pulsion épistémophillique (curiosité de savoir).

L’échec devant le succès : la question de s’interdire de réussir parce que la rivalité est meurtrière.

Une transmission inconsciente de la culpabilité peut empêcher de progresser.

Ricochets somatiques : un état de santé se dégrade en lien avec une situation évocatrice du secret.

Ricochets comportementaux : l’enfant cachotier, voleur, sournois…

Partout, on trouvera la honte qui met en jeu le regard d’un autre.

Pourquoi, quand dire ?

Des patients viennent qui ont avoué ou révélé un secret familial, un frère qui n’est pas du même sang. Ils s’interrogent sur la raison qui les a poussés à parler, pressentant qu’au-delà des raisons conscientes, d’autres les ont poussés à le faire.

Parfois le moment vient de circonstances extérieures : c’est le moment d’un héritage où le secret d’une filiation est annoncé.

(Souvent celui qui parle sera rejeté comme si on confondait la nouvelle et le messager dans un mécanisme de déplacement.)

S’interroger… est le signe qu’il est question de révéler…

Il faut désenchanter le monde de ceux qui se leurrent et que l’on aime.

La loi du sang ne dit pas la vérité sauf si le réel est doublé du symbolique.

J’entendais récemment une femme victime d’abus, « ce qui m’a servi de père »… l’inceste comme le secret des secrets qui conduit au brouillage générationnel et à la déshumanisation (« ce qui… »).

La plupart du temps, c’est d’une multi-factorialité qu’il s’agit, il y aurait  comme un faisceau de causes au secret. Souvent, il n’y a pas un secret mais une difficulté de parole et de communication, donc un contexte plus vaste.

C’est ce qui rend complexe la réponse à la question du « comment dire ? ».

Même si tout ne peut pas devenir conscient, il est préférable d’attendre que la parole  ait toutes les chances d’être entendable. Et ce n’est pas n’importe quand pour celui qui parle.

Le meilleur moment pour celui qui a à entendre est encore une question complexe puisque révéler un secret ne peut éviter l’effet traumatique et ses conséquences.

Pour conclure, je laisse parler un enfant qui adresse sa colère aux parents :

«  Vous auriez du m’en parler ! J’aurais rien compris, j’aurais beaucoup pleuré mais j’aurais tout su »

 

LES GRANDS-PARENTS FACE AUX

NOUVELLES CONFIGURATIONS FAMILIALES

Jean-Hugues DECHAUX

Université Lyon 2 et Centre Max Weber (CNRS)

8 janvier 2015 à 18 heures, 

Salles des mariages, Mairie du 7ème arrondissement

Les grands-parents occupent traditionnellement une place centrale dans la « famille élargie » en orchestrant les relations au sein du réseau de parenté de multiples manières. Ce rôle pivot est-il remis en cause par la diversification des familles qui caractérise les styles de vie parmi les jeunes générations ? Assiste-t-on à une crise de la transmission intergénérationnelle ? On proposera des éléments de réponse en interrogeant à la fois les pratiques familiales (ce que font les gens) et les représentations de la parenté (ce que croient les gens).

Nous vous invitons à poursuivre la soirée autour d’un verre de l’amitié.

Participation : 5 €

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